Demain 11 novembre : frites obligatoires !

Aujourd’hui, 10 novembre, je ne vais pas vous parler de lunettes mais des 100 ans de l’armistice du 11 novembre 1918. C’est un petit article « familial » pour vous montrer comment on fête cet évènement, chaque année, dans notre famille et ceci depuis des décennies.

Dans notre famille les frites sont incontournables pour le 11 novembre !

La guerre 1914-1918 : une tuerie « horrible »

Pourquoi ? Je vous raconte cette belle histoire :

l'armistice
L’armistice 1914-1918 un souvenir inoubliable dans notre famille

Mon arrière-grand-père (du côté maternel) après avoir été brancardier est devenu cuisinier dans les tranchées !

Il était chétif, a d’abord été réformé mais il s’est battu pour être incorporé dans l’armée. D’après ma maman il a traversé cette guère sans jamais se plaindre et pourtant il avait pris « du plomb dans l’aile » comme il le disait (des éclats d’obus enlevés au couteau !)

Il nous a ramené de multiples histoires des tranchées. Ce grand père adoré par ma mère ne faisait JAMAIS d’excès…. Sauf le 11 novembre. Il allait aux monuments aux morts puis avec ses amis il faisait le tour des bistrots de notre petite ville. Il revenait un peu éméché et mon arrière-grand-mère faisait semblant de le gronder.

Puis c’était pendant au moins une heure des récits dit gentiment mais qui « affolait » ma maman. Il  racontait une histoire vécue : Les rats, la boue, les blessés, les morts, les copains, les « chefs », la gnôle…

Il nous a aussi ramené de cette guerre un souvenir qui est toujours dans la famille : une baïonnette allemande récupérée sur le cadavre d’un pauvre militaire « ennemi »

Le jour de l’armistice, il était donc cuisinier et il s’est « grouillé » de préparer des frites pour « ses » troupes. Ce fut une vraie fête et depuis 100 ans, dans la famille, nous conservons ce rite !

militaire
Il était beau mon arrière grand-père

Cette guerre très cruelle me rappelle aussi un souvenir d’un autre de mes arrière-grands-pères du côté paternel. Cette fois l’anecdote se passe le jour de la déclaration de guerre et non le jour de l’armistice. Ce paysan, prévoyant sa « mobilisation », a récolté, dans la journée,  à la faucille, un champ de 6300 mètres carrés d’avoine. C’est un record, mais il fallait récolter cette avoine avant de quitter sa famille (il avait 3 très jeunes enfants).

Ce type de souvenirs très personnels relativise pour moi et mes enfants les difficultés, parfois imaginaires, d’aujourd’hui !

La paix c’est notre chance !

Alors tous aux frites demain !

 

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